Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Société Française d'Ethnoscénologie (SOFETH)

APPEL DE TEXTES  — NOURRITURE EN SCÈNE — JEU n° 154

JEU Revue de théâtre

Date de tombée : 5 décembre 2014

Sous la direction de Catherine Cyr et Katya Montaignac

 

Les propositions de textes peuvent être envoyées à Catherine Cyr <lilycath@hotmail.com> et à Katya Montaignac <katm34@yahoo.fr> avant le 10 octobre 2014. Les versions finales (entre 4 et 6 pages, 2 000 car./p. espaces comprises) doivent nous parvenir avant le 5 décembre 2014. Inclure l’adresse postale et le courriel de l’auteur.

 

* * * * * * * * *

 

NOURRITURE EN SCÈNE

La scène rend toute nourriture « excessive[1] ». Longtemps frappée par un implicite interdit de représentation, celle-ci accuse aujourd’hui une présence (re)marquée dans les arts vivants. Depuis les expériences mises de l’avant dès les années 60 par le Bread and Puppet Theater, fondées sur une éthique du partage, la nourriture, sous diverses formes, a fortement investi les champs du théâtre, de la danse et de la performance. Aujourd’hui, plusieurs metteurs en scène, chorégraphes et performeurs, parmi lesquels Rodrigo García, Dave St-Pierre et Mélanie Demers, font des aliments un matériau, support d’un discours critique, voire politique. Arrachée au réel, cette nourriture, qui est non seulement montrée mais également répandue, découpée, triturée, mâchée, régurgitée, saisie, flambée, calcinée ou encore délicatement épluchée, laissant s’échapper ses parfums, bouscule l’expérience de la réception. Soumis à des mécanismes involontaires auxquels il ne peut se soustraire (salivation, nausée), le corps du spectateur est interpellé de façon plurisensorielle. À maints égards, et de façon inhabituelle, ses sens donnent sens à la représentation.

Ce dossier se penchera sur quelques-unes des formes et des significations nouées à cette présence ostensible de la nourriture en scène, tant du côté du théâtre et de la danse que du côté de la performance. Au-delà de la seule réflexion esthétique, on pourra se demander ce qu’engagent aujourd’hui les divers usages scéniques de l’aliment : à quelle éthique se rattachent-ils ? quels imaginaires mettent-ils au jour ? En quoi affectent-ils l’expérience de la représentation ? Quels discours, parfois contradictoires, font-ils entendre ?

 

 

AXES :

  • Esthétique (forme, imaginaires, limites de la représentation)
  • Éthique (le déchet, paradoxes des discours sur le gaspillage, la surconsommation…)
  • Sensoriel (olfaction, goût, effets sur les corps des spectateurs et interprètes…)
  • Le culinaire comme métaphore de la création artistique (concocter une œuvre pour un public comme un dîner pour des invités)

 

 

 

Au plaisir de vous lire !

 

Catherine Cyr et Katya Montaignac

 

[1]           Iball, H.,  « Melting Moments: Bodies Upstaged by the Foodie Gaze », Performance Research, 4 (1),1999, p. 78.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article