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Publié par Société Française d'Ethnoscénologie (SOFETH)

Questions de violence : la scène punk en France (1976-2016)Questions de violence : la scène punk en France (1976-2016)

Cette douzième journée d’étude s’inscrit dans le cadre du projet de recherche PIND (Punk is not dead, Une histoire de la scène punk en France, 1976-2016), soutenu par le programme Intelligence des patrimoines du CESR, THALIM et l’ANR.

« Dans les récitals normaux, lorsqu’une vedette a fini son tour et qu’on souhaite la revoir, on applaudit, on crie bis. Les punks, eux, lancent des canettes de bière sur la scène » (Festival de Mont-de-Marsan, journal Sud-Ouest, 1976). Perçu dès ses origines comme un mouvement de subversion, porté par une musique sauvage et des textes frappés au coin de la provocation, le punk questionne. Ne serait-il que violences ? Et de quelles violences parlons-nous ? Violences physiques, symboliques, violences sur les autres ou sur soi ? Si les punks ont inventé le pogo, rapport débridé des corps dans une danse éminemment physique, ils ont aussi paradoxalement instauré des usages qui encadrent implicitement les manières de pogoter et fait de ce temps social un moment informel d’initiation et d’intégration au groupe. Cette liberté de faire et de créer autrement n’est pas sans interroger en retour les violences symboliques d’une scène punk qui se vit majoritairement au masculin, sans pour autant forcément le reconnaître. Volontiers représenté comme crasseux, enlaidi, percé, vêtu de cuir ou de vêtements déchirés, le punk véhicule une image de perdition, de fuite en avant, souvent réduite à la fi gure du drogué et du délinquant. Mais la force du punk et ses raisons de se réinventer depuis quarante ans en France ne résident-elles pas également dans la manière d’appréhender les violences du monde, de les dénoncer en musique, de s’y opposer par la force des textes, des projets alternatifs et des multiples résistances à l’ordre établi, bref de les tordre pour imaginer qu’une autre vie est possible. L’objectif de cette journée d’étude sera donc de s’emparer de questions essentielles qui, touchant aux modes de vie et de création artistique et musicale, inscrivent la violence réelle, imaginée ou fantasmée au coeur des fonctionnements et des représentations de la scène punk en France.

10H00 - 12H30

 

INTRODUCTION 
LAURENT MARTIN (U. Sorbonne-Nouvelle, ICEE)

DOMINIQUE BODIN (U. Paris-Est-Créteil, LIRTES)
La violence n’est qu’un mot

PATRICK CHARIOT (Médecin légiste et addictologue. U. Paris 13, IRIS)
Du sang et des larmes : médecine et violence

PHILIPPE LIOTARD (U. Lyon 1, L-VIS)
La violence punk : entre corps exposés et corps vulnérables

BAPTISTE COLIN
Violations, vols, violences : le spectre des Vilins. Discours et activités autour des squatts de Belleville vers 1981

14H30 - 17H30

 

SUE RYNSKI (Recherche visuelle, PIND)
Punk is Alive ! Work in progress

MARIE BOURGOIN (Fanzinothèque)
Sur des charbons ardents : visions de la violence dans les fanzines

NICOLAS LAHAYE 
Le poids des mots, le choc des chansons. La question de la violence dans les chansons de LSD.

PIERRE RABOUD (Post-doctorant PIND, U. de Tours, CMBV/CESR)
Punk Maquis : la violence comme horizon social

TABLE RONDE - LUC ROBÈNE et SOLVEIG SERRE
Débat avec MICHEL KTU, ARNO FUTUR et VLAD

CONCLUSION

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