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Publié par SOFETH

Du 15 juin 2012 au 16 juin 2012
Vendredi: 9h-18h30
Samedi: 9h-18h

 

Colloque organisé par Raluca Mocan, docteur en philosophie à l'Université Paris-Est Créteil et membre du Lis.

 

Ce colloque réunit des doctorants et des enseignants-chercheurs en philosophie, littérature, arts et théorie de l’art. Il se propose d’examiner la notion de mouvement – qu’il s’agisse du mouvement des corps, humains ou célestes, ou du mouvement de la pensée et de la sensibilité – dans une perspective métaphysique, épistémologique ou esthétique.

Eprouvé et observé au quotidien, le mouvement met au défi la réflexion : seul le permanent serait pensable de manière cohérente. Ainsi, malgré leur opposition, éléates et héraclitéens s’accordent sur l’impossibilité de penser le mouvement. Pour Zénon le mouvement est fait d’immobilités. La réalité du mouvement peut-elle être pensée sans contradiction ? Distinguant entre la puissance et l’acte, Aristote relève le défi et inaugure la physique comme science des choses en mouvement. Réunissant la dynamique et la cinématique, la mécanique moderne distingue entre le moteur (l’impulsion dynamique) et le mobile (l’objet mû). Force est de remarquer qu’il y a un domaine dans lequel la puissance du moteur et l’acte du mobile coïncident : la vie. La thématique de la modélisation abstraite du mouvement peut être complétée par l’expérience vécue de la motricité.

La pensée et l’expérience du mouvement sont inséparables. Est-il impératif pour la pensée qu’elle soit résistance au mouvement ou qu’elle se dissolve dans celui-ci ? Dans une lecture dynamique du réel, la pensée n’est peut-être qu’un élément mobilisable parmi tant d’autres. L’irréductibilité du mouvement à la pensée ouvre des pistes de réflexion : comment diffère la mécanique des corps vivants de celle des corps inanimés ? Quel est le rôle des sensations de mouvement dans la perception et dans l’action ? Dés lors que nous admettons le rôle du corps dans la compréhension du mouvement, qui est le véritable sujet du mouvement ? Comment reconnaissons-nous les intentions qui motivent les mouvements et les actions d’autrui ?

Pour tenter de répondre à ces questions, nous nous proposons donc d’explorer, d’une part, les modélisations du mouvement proposées par la philosophie dans ses rapports avec la psychologie, la psychophysiologie et la mathématisation de la physique, et, d’autre part, la pensée et les représentations du mouvement proposées par la littérature et les arts. Celles-ci sont par ailleurs assez souvent directement inspirées des expérimentations scientifiques et se situent dans un va-et-vient entre différents savoirs où ce qui est interrogé est la capacité même de l’art à capter, à dire et à provoquer le mouvement. 

Il suffit en ce sens de penser aux méthodes d’enregistrement et de décomposition du mouvement de la deuxième moitié du XIXe siècle (les chronophotographies d’Etienne-Jules Marey et d’Eadweard Muybridge), qui influencèrent le futurisme et, plus tard, l’art cinétique. Ou encore au « sens du mouvement », « sens de l’espace » ou « sens musculaire » que la physiologie et la psychologie de la perception de la même période ont révélé aux arts de la scène et du corps.

 

Renseignements et programme : link

 

UPEC (Université Paris-Est Créteil Val de Marne)
Centre Multidisciplinaire de Créteil
Bâtiment P2, salle des thèses
61, Avenue du Général de Gaulle
94010 Créteil cedex

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