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Mil neuf cent. Revue d'histoire intellectuelle
revue1900.org

Penser le colonialisme :

Jane Burbank, Frederick Cooper : «Nouvelles» colonies et «vieux» empires
Gilles Candar : La gauche coloniale en France (1885-1905)
Emmanuelle Sibeud : Une libre pensée impériale ? Le Comité de Protection et de défense des indigènes (ca. 1892-1914)
Dominique Borne, Benoît Falaize : Au-delà du bien et du mal. École, colonisation et religion
Penser les colonies
Pierre Singaravélou : Le moment «impérial» de l’histoire des sciences sociales (1880-1910)
Emmanuelle Saada : Penser le fait colonial à travers le droit en 1900
Olivier Cosson : Une pensée coloniale à l’œuvre ? Les officiers coloniaux
Yaël Dagan : Les mots du sionisme, retour aux sources
Maddalena Carli : Un imaginaire colonial sans colonies. Les pavillons italiens de l’Exposition Coloniale Internationale et des Pays d’Outre-Mer, Paris 1931

Documents :

Georges Sorel: Écrits sur l’indépendance de l’Égypte (1919-1920). Présentation par Michel Prat

Y a-t-il une pensée «coloniale» ? Et y a-t-il un moment «colonial» autour de 1900 ? Voici les questions à l’origine de ce numéro de Mil neuf cent. La tension entre centre et périphérique, métropole et colonies, orientait nos enquêtes, d’où la présentation du numéro en deux parties : penser le colonialisme et penser les colonies. La première traite de la réalité coloniale sous ses aspects les plus larges: système géopolitique (Jane Burbank et Frederick Cooper); pensée coloniale des gauches françaises (Gilles Candar); statut et droits des indigènes (Emmanuelle Sibeud) ; religions et colonisation (Dominique Borne et Benoît Falaize). Dans la seconde partie, nous abordons les sciences coloniales (Pierre Singaravélou), le droit en colonies (Emmanuelle Saada), l’armée coloniale (Olivier Cosson), ainsi que deux cas limites: les colons juifs en Palestine ottomane (Yaël Dagan) et les pavillons italiens dans l’exposition coloniale de 1931 (Maddalena Carli).
L’étude du colonialisme a longtemps concouru à confiner la question coloniale dans le cadre déterministe des rapport de pouvoir, certes importants, allant jusqu’à réduire une infinité d’interactions à la simple alternative domination/lutte pour l’émancipation. Ces temps sont derrières nous. La question coloniale telle que nous l’avons entendue ici a choisi de se construire à partir de l’analyse des représentations et des pratiques des acteurs, spécifiquement coloniaux ou non, une histoire culturelle qui rejoint assez largement les derniers développements du champ des études coloniales s’intéressant aux résistances comme aux assimilations, qu’elles soient douces ou brutales. Ni doctrine ni théorie, ni même idéologie, la pensée coloniale apparaît ainsi, à travers les courants politiques, les églises, les milieux scientifiques ou militaires, les colons et les intellectuels, comme une dimension constitutive des sociétés des années 1900.
Le dossier est complété par des écrits de Georges Sorel sur l’indépendance de l’Egypte (1919-1920), introduits par Michel Prat, ainsi que par des comptes rendus portant essentiellement sur l’histoire coloniale.

Mil neuf cent. Revue d'histoire intellectuelle
revue1900.org

Numéro 27 (2009)
Pensée coloniale 1900
(224 p., 18 euros)
(Règlement par chèque à l'ordre de la Société d'études soréliennes, EHESS, 131, Bd Saint-Michel, 75005 Paris).
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