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« MISES EN SCENES ET EN RECITS, MUSEES, SPECTACLES, LIEUX »
 
mardi 24 novembre 2009
 
Thierry Bonnot, chargé de recherche au CNRS
Bernard Müller, chercheur et dramaturge
 
2e et 4e mardis du mois de 10h à 12h • Salle 3 •
du 10 novembre 2009 au 8 juin 2010 • sauf le 23 mars • Salle 2
 
Chaque année "depuis l'an 866", durant deux journées, se déroule à Alise-Sainte-Reine une série d'événements en relation avec sainte Reine. Sainte Reine est la patronne de ce village de Côte-d'Or qui compte aujourd'hui environ 700 habitants. Autour de la figure de cette fille du pays et à partir des épisodes marquants des derniers jours de sa vie se développe une scénographie rurale qui entre en résonance avec le paysage. Le pays y devient le décor d'un drame dit historique. En effet, c’est en 252 que Reine, alors âgée de seize ans, pas encore sainte mais déjà convertie au christianisme, faisait paître ses moutons au pied du mont Auxois au lieu-dit des Trois Ormeaux. Fasciné par sa beauté, un gouverneur romain des Gaules de passage dans la région serait alors tombé sous son charme. Il voulut l'épouser sur le champ. Elle résista pour ne pas abjurer sa foi et fut martyrisée. Une source miraculeuse aurait jaillie à l'endroit où est tombé sa tête. Ses reliques sont conservées dans l'abbaye de Flavigny-sur-Ozerain.
 
Le dernier samedi et dimanche du mois d'août (la sainte Reine calendaire est toutefois fixée le 7 septembre) on peut ainsi assister à la déambulation des reliques de la sainte, à une messe, un à cortège historique et enfin à la représentation du "Martyre de sainte Reine", une tragédie en trois actes écrite en 1877 par un père dominicain, Jean-Baptiste Etourneau.
 
Ce spectacle, l’ « unique mystère », jouée par une compagnie amateur, retiendra ici notre attention. On se demandera comment il s'articule avec les autres activités dédiées à la sainte, en s'efforçant notamment de maintenir paradoxalement une certaine distance à l'égard du propos religieux. La définition de notre objet et l’esquisse de ses contours constituent les enjeux centraux de cette réflexion, dans le cadre d’une approche interdisciplinaire des pratiques spectaculaires.



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Nouveau : le blog du séminaire : http://miseenrecit.canalblog.com/
 
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Ce séminaire vise à développer une réflexion sur les mises en scènes et en récits dans différents domaines, comme le rituel et le théâtre, l’écriture et le musée, l’architecture et l’urbanisme. La création contemporaine et le rapport social à l'objet seront également abordés. Qu’il soit question de performances rituelles ou spectaculaires, de productions artistiques, de narration muséographique ou de théâtralisation des patrimoines, d’aménagements urbains, les objets considérés correspondent tous à une production discursive dont il convient d’analyser de façon interdisciplinaire la genèse historique et de restituer le processus social de mise en forme. On se demandera comment créer les conditions épistémologiques d’une anthropologie des pratiques spectaculaires, homogène du point de vue de la méthode, au carrefour de différentes disciplines, en portant un regard renouvelé et comparatiste sur une pratique universelle.
 
Séances : 10/11/2009, 24/11/2009, 08/12/2009, 12/01/2010, 26/01/2010, 23/02/2010, 09/03/2010, 23/03/2010, 27/04/2010, 11/05/2010, 25/05/2010, 08/06/2010
 
Courriel : muller@ehess.fr ; bonnot@ehess.fr , iris@ehess.fr
Lieu : Musée du quai Branly
Pour y aller : Métro Iéna (ligne 9), Alma-Marceau (ligne 9), Pont de l’Alma (RER C), Bir Hakeim (ligne 6). Bus ligne 42 arrêt Tour Eiffel ; lignes 63, 80, 92 arrêt Bosquet-Rapp ; ligne 72 arrêt musée d’art moderne – Palais de Tokyo. Navette fluviale : arrêt Tour Eiffel (batobus, bateaux parisiens et vedettes de Paris).
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